CÂPRIER
- Latin - Capparis spinosa L.
- Italiano - Capparaceae
- Origine - Bassin méditerranéen
Que serait le paysage des ruines romaines sans la ponctuation par ces petites touffes vertes qui s’y accrochent de manière tout à fait acrobatique ? Des boules de petites feuilles rondes que l’on voit tout au long de l’année, et qui s’ornent de merveilleuses fleurs blanches aux longs cils violets (étamines) quand viennent le printemps et l’été. Plante spontanée dont les oiseaux gourmands assurent l’inépuisable expansion, et dont les humains gourmands détournent les boutons de fleurs pour donner du volume à leur pizza. C’est un travail d’équipe. Le cycle court de la fleur (environ un jour) permet parfois d’observer les trois étapes de développement de la plante sur la même branche : bouton, fleur et fruit. Mais ne vous y trompez pas, derrière cette apparente délicatesse se cache un végétal très robuste qui résiste à de grandes chaleurs et s’adapte au rocher le plus inhospitalier. La souche d’où sortent ses longs rameaux souples peut durer jusqu’à une centaine d’années, traversant avec calme la fureur de l’histoire humaine.
Une carte de la répartition de cette plante dessine surtout le pourtour de la Méditerranée, d’où elle vient et où elle demeure. Peu utilisé dans la cuisine nord-africaine, le bouton de la fleur en saumure est typique des cuisines italienne, grecque et chypriote. Elle s’est aujourd’hui aussi implantée dans d’autres climats de type méditerranéens, comme l’Asie du Sud-Est et l’Australie. C’est une rare plante commune et spontanée dont l’humain consomme autant de parties : le bouton de fleur (le câpre), les feuilles (en salade, par exemple) et enfin le fruit (le capron avec sa queue).