ÉRABLE CHAMPÈTRE
- Latin - Acer campestre L
- Italiano - Acerp campestre
- Origine - Europe occidentale
Le simple nom d’ “érable” peut fait venir en tête des souvenirs de petits déjeuners de pancakes ou encore de promenades en forêt canadienne (où est produit le célèbre sirop d’érable). Mais rien de tout ça chez cette espèce cousine, malheureusement. L’érable champêtre ressemble bien à son cousin canadien sucré (l’érable sycomore) par ses feuilles aux cinq lobes, mais celles-ci sont toutes petites en comparaison (5 -7 cm) et ont des extrémités arrondies. Ce changement d’échelle se voit également au niveau de l’ensemble de l’arbre qui va rester plus modeste, ne dépassant guère les 10 -12 m de hauteur. Pour cette raison il est parfois utilisé comme haie. L’automne venu, ses feuilles apportent une belle touche jaune-orange au jardin (son cousin japonais, lui, va virer au rouge-bordeaux), puis viendront ses fruits, les disamares. Derrière ce nom mystérieux se cache la double pale de l’hélicoptère naturel qui a fait le bonheur de tous les enfants en tombant de son perchoir à la fin de l’automne. Encore une stratégie créative de dissémination de l’espèce !
L’érable produit un bois très dense. Une qualité pour les menuisiers car il résiste bien aux insectes. Une qualité également pour les cheminées car il y produit beaucoup de chaleur en brûlant. Ses jeunes feuilles comme ses fleurs peuvent être consommées en salade, avec une légère action astringente (anti diarrhée). Cette même fonction de resserrement des tissus en fait également un ingrédient pharmaceutique (notamment contre les hémorragies ou dans le traitement de la couperose).