FENOUIL
- Latin - Foeniculum vulgare Mill.
- Italiano - Finnochio
- Origine - Bassin méditerranéen
C’est le mois d’août, la chaleur écrase tout, jusqu’à la force de marcher vite sur ce sentier du Sud. Une main presque nonchalante attrape au passage quelques sommités jaunes de cette plante qui se dresse à hauteur d’homme. Elles craquent sous la dent et déversent une puissance aromatique sans rapport avec leur taille modeste. Petites fleurs jaunes tendues vers la curiosité du promeneur estival. De l’ancienne famille des ombellifères, le fenouil en est une des espèces sauvages les plus répandues le long des routes et des chemins. Pouvant atteindre jusqu’à 2 m de hauteur, il étend ses bras avec régularité, donnant à l’ensemble un petit air de parapluie. Ses fleurs jaunes peuvent se confondre avec celles de l’aneth, mais ça tombe bien, les deux sont délicieuses.
Tout est bon dans le fenouil. Les graines, les feuilles et les bulbes se retrouvent dans la cuisine, dynamisée par le goût d’anis des premières et la fraîcheur des derniers. Privilégier les jeunes pousses qui se mélangent heureusement aux salades. Branches et graines, quant à elles, sont souvent utilisées dans la cuisson du poisson (le bar en papillote, par exemple). Le fenouil se retrouve aussi dans la médecine qui loue ses vertus digestives, et diurétiques. Une infusion de feuilles et de graines peut également fournir un collyre naturel. Merci d’utiliser une passoire avant usage. Attention à ne pas confondre avec les ombellifères mortelles : grande ciguë, petite ciguë, ciguë vireuse et œnanthe safranée, qui ont notamment des fleurs blanches.