FIGUIER
- Latin - Ficus carica L
- Italiano - Albero di fichi
- Origine - Bassin méditerranéen
Au passant, le figuier va offrir trois cadeaux. D’abord vient l’odeur, qui saisit dès le coin de la rue, bien avant que l’on ait conscience que cet arbre précieux se trouve là. Il s’annonce ainsi : il saisit le nez, ce qui fait lever les yeux. Des yeux qui découvrent alors sa silhouette particulière dont chaque branche reste presque de la même épaisseur sur toute sa longueur. Au bout viennent de belles et larges feuilles, à la forme bien distinctive qui peut évoquer au voyageur la trace du pas d’un animal exotique et rare. Reste le troisième cadeau, celui qui se fait le plus attendre, le fruit. Ces petites bourses vertes, puis violacées prennent leur temps. Mais alors que les autres fruits de l’été se font rares sur les étales du marché, les voici qui arrivent enfin, les moelleuses figues, gorgées d’un suc distillé avec patience tout au long de l’été. Le passant, par l’odeur alléché, peut enfin se régaler du fruit, sur son arbre perché...
En fait, ce qu’on appelle “la figue” n’est pas un fruit, mais une poche qui contient des milliers de fruits regroupés sous la forme d’une poire moelleuse. Encore plus étonnante est la relation de symbiose qui unit le figuier avec une espèce de guêpe spécifique (Blastophaga psenes). Cette guêpe minuscule (1- 2 mm) s’introduit dans la poche qui contient des fleurs et y effectue la pollinisation. Grâce à cette pollinisation, les fruits vont pouvoir se développer et fournir de la nourriture aux oeufs que la guêpe aura laissés dans la bourse avant de mourir. C’est donnant-donnant. Ces délicieux fruits se font picorer par les oiseaux du coin, qui auront ensuite la gentillesse de les disséminer à tous vents, dans leurs déjections. Poétique cycle de la vie, non ?