CHÊNE-VERT
- Latin - Quercus ilex L.
- Italiano - Fagaceae
- Origine - Bassin méditerranéen
S’il est un arbre qui caractérise le pourtour méditerranéen plus que tout autre, c’est le chêne- vert. Plus encore que l’olivier et que le pin. Le chêne représente à lui seul plus de la moitié de la forêt française méditerranéenne. Résistant à la chaleur et à la sècheresse, mais aussi aux fortes pluies, il fait face à l’adversité depuis la lointaine antiquité. Cet aspect combatif se retrouve jusqu’à ses feuilles qui sont épineuses à faible hauteur, et qui ont des bords lisses une fois hors de portée des herbivores. C’est bien fait tout de même.
Son tronc noueux aux écorces ravinées comme un sol agricole desséché est très solide, mais offre peu de possibilités pour le menuisier car il est relativement court sur pattes et très dur à travailler (des outils s’en sont plaint). Autant de traits de caractère qui deviennent qualités quand on comprend qu’elles le rendent très résistant au feu, un talent que n’a pas son voisin le pin d’Alep... Et en parlant de force, à noter qu’en tant que tonique glandulaire le chêne peut aussi fournir une aide érectile. Les jeunes bourgeons du chêne peuvent être récoltés avant leur éclosion et laissés à macérer dans un mélange d’eau, d’alcool, et de sirop d’érable (un tiers chacun) pendant au moins trois semaines, en remuant le contenant deux fois par jour. Une fois filtré, le substrat peut être consommé à raison de 10-15 gouttes par jour, idéalement diluées dans une bouteille d’eau secouée (dynamisée) avant chaque prise. Adieu les pilules bleues.