ROBINIER FAUX-ACACIA
- Latin - Robinia pseudoacacia L.
- Italiano - Finto acacia
- Origine - Est des États-Unis
- Arrivée - 1601
Voilà bien un arbre dont l’installation dans nos régions européennes est le fruit direct de la curiosité scientifique. Le botaniste britannique John Tradescant l’Ancien en envoya quelques graines à son collègue français Jean Robin, alors botaniste du roi Henri IV. Robin en planta le tout premier spécimen dans son jardin en 1601. Celui-ci a malheureusement disparu, mais deux de ses boutures ont été repiquées au Jardin des Plantes et au square René-Viviani. Cette dernière est devenue aujourd’hui l’arbre le plus ancien de Paris. Au-delà de cette origine historique l’espèce s’est ensuite trouvée bien et s’est répandue avec générosité. Ce que certains apprécient car sa capacité à fixer l’azote permet de fertiliser des terres pauvres. Ce que d’autres regrettent car il se reproduit tellement bien qu’il peut prendre la place d’autres espèces (comme le châtaignier). Au point d’être parfois considéré comme problématique (comprendre “invasive”, mais c’est un mot... problématique).
Le mois de mai le voit fleurir de jolies et odorantes grappes blanches. Un avis que partagent les abeilles pollinisatrices qui seront ravies de produire l’excellent “miel d’acacia”. Pour les humains il y a également l’option des beignets de fleurs de robinier. - Préparer une pâte à beignets en mélangeant 150 g de farine et 30 g de beurre fondu. - Ajouter peu à peu 25 cl d’eau et 15 cl de bière en mélangeant doucement. - Laisser reposer 1h. - Ajouter 2 blancs d’oeufs en neige au dernier moment. - Tremper les grappes de fleurs dans la pâte puis les plonger dans l’huile bouillante. Bon appétit.