PLATANE
- Latin - Platanus occidentalis L.
- Italiano - Platano
- Origine - Europe
Que seraient les cours d’écoles sans la silhouette dominante -et souvent ignorée- du majestueux platane ? C’est l’arbre des souvenirs de récré par excellence, et pour preuve -scientifique- c’est le premier arbre à figurer sur une couverture d’album de Titeuf (tome 5, Titeuf et le derrière des choses). Ses larges feuilles bien solides sont utilisées pour des découpages ou des collages avec la maîtresse. Ses boules de fruit servent de poil à gratter aux plus facétieux des copains. Ses morceaux d’écorce exfoliés font des ardoises ou bien des bateaux dans le caniveau sur le chemin de la maison... Une fois l’école terminée, chacun retrouvera le platane en bordure des routes qu’il protège généreusement de son ombre et dont il stabilise le terrain. Sauf que de récentes maladies et attaques de nuisibles menacent sa population (non, je ne parle pas des abattages d’espèces centenaires pour construire ou élargir des routes...). Le micocoulier, moins sensible aux parasites, lui est parfois préféré dans les nouvelles plantations (voir Micocoulier).
Alors que le serpent mue de sa peau entière, on associe souvent l’écorce du platane à la peau du serpent, à tort donc. Son écorce crée un motif de camouflage, entre le beige, le jaune, le vert et le marron. Elle se débarrasse de larges plaques tout au long de l’année. Ces morceaux d’écorce fournissent un bel abri à quantité d’insectes (coléoptères, araignées, punaises, coccinelles), notamment pendant l’hiver après la chute des feuilles qui n’offrent plus leur refuge. Malheureusement, parmi ces réfugiés, se cachent certaines espècces menaçantes, comme le terrible tigre du platane...