CIMBALAIRE
- Latin - Cymbalaria muralis G.Gaertn., B.Mey. & Scherb.
- Italiano - Ciombolino comune
- Origine - Italie
On dit parfois que le pire ennemi de la construction est la fuite d’eau. Qu’une goutte qui tombe, qui trempe, qui s’insinue, qui imbibe, qui descend, qui ramollit peut venir à bout d’un immeuble. Et pourtant quel plus beau symbole de la vie que l’eau ? Il en va un peu de même avec la mignonne cimbalaire, dont la fine guirlande va orner les murs qui seront piquetés par ses délicates petites fleurs mauve clair. La tige si fine qu’on penserait qu’un coup de vent en viendrait à bout. Mais la puissance avance parfois masquée. Après sa floraison, la cimbalaire va introduire son fruit dans la moindre petite anfractuosité du mur sur lequel elle se développe. En garantissant sa propagation dans le temps, elle grignote aussi progressivement le mur qui l’accueille. Au point de mériter le nom populaire de “Ruine de Rome”. Peu sont ceux qui peuvent s’enorgueillir d’avoir mérité un tel nom.
Dans un effet de miroir ironique, les jeunes feuilles de la cimbalaire sont connues historiquement pour leur capacité à limiter les hémorragies. À l’époque reculée de cette maladie, elle était aussi utilisée contre le scorbut.