CÈDRE DE L'HIMALAYA
- Latin - Cedrus deodara Roxb.
- Italiano - Cedro dell'Himalaia
- Origine - Tibet
- Arrivée - 1820
Il y a des noms de plantes trompeurs qui suggèrent une connexion avec un personnage ou une géographie qui n'existe pas. L'arbre de judée par exemple. Mais tel n'est pas le cas du cèdre de l'Himalaya, qui, oh surprise, est effectivement originaire de cette montagne tibétaine. Il y apprécie l'altitude (1500 - 3000m), où il papote avec des pins, des sapins et des cyprès. Plus haut encore, il n'a plus que le genévrier pour compagnon. Sa silhouette le rend facilement reconnaissable : il peut atteindre jusqu'à 50m de hauteur, ce qui fait de lui l'un des arbres les plus hauts d'Europe. Il combine la particularité de conserver tout à la fois un sommet pointu et des branches un peu pendantes (presque pleureuses, mais non), qui portent des aiguilles d'un vert-gris distinctif.
Dans sa région natale le cèdre de l'himalaya a beaucoup été utilisé pour la construction, notamment des temples, son introduction en Europe correspondait cependant à un besoin surtout ornemental. Son usage s'est ensuite diversifié. Son odeur déjà est aussi agréable pour l'homme qui n'hésite pas à en faire des emballages de cigares par exemple que désagréable pour les insectes qui la fuient. Le cèdre est ainsi notamment utilisé contre les mites dans les placards. Finalement son usage médical sous forme d'huile essentielle va du traitement de la cellulite, à celui de l'anxiété, en passant par la chute des cheveux. Bref, une sorte de couteau suisse en liquide concentré.