CHÉLIDOINE
- Latin - Chelidonium majus L.
- Italiano - Celidonia maggiore
- Origine - Europe centrale
Cette plante commune des terrains pauvres est très abondante du nord au sud de l’Europe, jusqu’au delà de la Méditerranée. Ses feuilles fines et souples, d’un vert vif, perdent toute tenue une fois coupées et s’affaissent rapidement entre les mains du cueilleur. Un cueilleur un peu téméraire car cette plante exhale une odeur bien désagréable, et le suc qui coule de sa tige coupée est aussi tachant que collant. Ses feuilles semblent résulter de la rencontre fortuite entre un chêne et un figuier. Si la chélidoine partage son territoire avec ces deux espèces, elle n’en a pas la popularité.
La chélidoine se distingue par sa discrétion. Elle s’installe où l’homme est passé, là où il a retourné la terre et laissé des restes derrière lui. Pourtant derrière sa simplicité se cachent de nombreux usages médicaux possibles. À l’intérieur, une infusion (bien diluée) permet de soulager le foie, comme de ramener l’insomniaque dans les bras du sommeil. À l’extérieur, quelques gouttes du suc issu de la tige coupée (jaune, puis rapidement orangé) déposées sur une verrue, la feront disparaître. D’ailleurs un autre nom commun de la plante est l’ “herbe aux verrues”. Finalement, à la lisière entre l’intérieur et l’extérieur : son action est bénéfique sur les yeux, comme collyre. Là encore de manière très diluée, car à trop forte dose, il s’agit d’une plante mortelle... Heureusement qu’elle sent mauvais. Dans un jardin, grâce à ses propriétés répulsives, cette plante fera fuir les herbivores, protégeant ainsi le reste des plantations.