LIERRE
- Latin - Hedera helix L.
- Italiano - Edera
- Origine - Europe méridionale
Non, le lierre n'est pas un parasite. Non, il ne fait pas de mal aux arbres auxquels il s'appuie dans son exercice de grimpette ! Il s'agit d'une liane arborescente qui a ses propres racines et effectue sa propre photosynthèse. Mais grimper, ça oui, elle aime. Grâce à ses petites crampons, elle peut s'élever jusqu'à 20m, mais jamais jusqu'à obstruer l'accès de son "tuteur" au soleil. En allant plus loin, on peut dire qu'en milieu forestier le lierre est même positif aussi bien pour son hôte que pour la biodiversité locale. Au ras du sol elle maintient de l'humidité au pied de l'arbre, puis en grimpant elle le protège des intempéries, tout en offrant des abris aux insectes du coin. Il s'agit d'une espèce à la grande longévité, et il est possible qu'au bout de plusieurs centaines d'années le lierre demeure là où l'arbre aura disparu. À chacun son rythme.
Le lierre fleurit tard (octobre-novembre) et conserve ses fruits accrochés une grande partie de l'hiver, ce qui fournit un garde-manger bien utile aux oiseaux. Pour les hommes, cependant, c'est non. Seul l'usage externe est recommandé : les feuilles lobées sont utiles pour traiter les problèmes de peau, comme les rhumatismes (en macérât huileux avec des pâquerettes, par exemple). Sous forme d'huiles essentielles, il pourra alors exprimer sa qualité expectorante utile face à certains problèmes respiratoires (asthme, coqueluche, bronchite).